Muhammad Ali JINNAH - Qaid










Extrait du discours d’Ali Jinnah, Calcutta 1919 - Session spéciale de la ligue musulmane

Muhammad Ali JINNAH a dit : We Are Pakistanis First "We are Muslims believe in one Allah, one Prophet (peace be upon him) and one Quran. So it is also essential for us to be one nation because strength lies in unity. Pakistan will break into pieces if we consider ourselves as Punjabis, Sindhis, etc. first and then Muslims and Pakistanis. We all are now Pakistanis, not Balochis, not Pathans, not Sindhis, not Punjabis." "Whatever we feel or do should be only as Pakistanis. Everybody should love his village, his town and his city and should work hard for its development. However, it is more important to love our country than our city or town. We should work much harder for the sake of our country."

Photos de Muhammad Jinnah

Pakistanais, Jinnah était aussi connu sous le nom de Ka'id-i-A'zam (le Grand Guide). Son éducation traditionnelle est imprégnée de la foi musulmane est complétée par un passage dans une école anglaise de Karachi. En 1892, il s'embarque pour l'Angleterre où, quatre ans plus tard, il obtient ses diplômes de droit. Il est alors admirateur du Premier ministre anglais W. E. Gladstone, membre du Parti libéral. Inscrit au barreau de Bombay l'année suivante (1897), il passe quelques années difficiles pendant lesquelles il mûrit sa passion pour la politique, tout en envisageant avec inquiétude l'avenir de la communauté musulmane vivant en Inde. Il est élu représentant des musulmans de Bombay au premier Conseil législatif impérial. Afin d'obtenir des garanties concrètes et constitutionnelles, pour les droits de la minorité musulmane, il adhère à la Ligue musulmane et, en 1916, prend une part importante à la rédaction du "pacte de Lucknow" qui, signé par la Ligue et le Congrès, établit un plan de réformes.

Jinnah respecte toujours la légalité et les principes constitutionnels. Par un concours de circonstances et de démissions, il quitte en 1920 le devant de la scène politique, tout en poursuivant son action en faveur de ses coreligionnaires ; il part en 1930 vivre à Londres. Après la proclamation de l'India Act et la promulgation de nouvelles clauses constitutionnelles, il retourne en Inde en 1935. Il se jette à nouveau dans la bataille et se met au service de la Ligue musulmane pour répandre les idées du nationalisme musulman. Il s'apperçoit que le Congrès n'est rien de plus qu'un parti de protection des interets de la population hindoue, Jinnah, président de la Ligue, conteste la prééminence et l'omnipotence Du Congrès : la "nation" musulmane représentée par la Ligue doit pouvoir intervenir lors de tout changement constitutionnel, et une société à majorité hindoue ne peut appliquer de véritable justice à l'égard d'une minorité musulmane. L'ampleur de cette communauté, plusieurs dizaines de millions d'individus, autorise Jinnah à s'installer sur des positions rigides qui deviendront intransigeantes pendant la Seconde Guerre mondiale.

Alors que la majorité des paris politiques ou même religieuses étaient tombés sous le coup de charme de Gandhi pour la création d'un seul état indépendant, Jinnah fait valoir qu'il est possible et indispensable de créer un État autonome pour les musulmans de l'Inde ; ce programme politique est adopté par la Ligue en mars 1940 à Lahore (actuel Minar E Pakistan); il avait déjà été esquissé dix ans plus tôt par le père spirituel du futur Pakistan, créateur Muhammad Ikbal. Aux élections de 1946, la Ligue musulmane remporte la plupart des sièges dans les provinces qui formeront le Pakistan (Pendjab, Sind, Bengale, etc.). Les pourparlers engagés en vue de la création d'un État autonome aboutissent en juin 1947, et le Pakistan naît le 14 août 1947. Jinnah est président de l'Assemblée constituante et gouverneur général ; il doit faire face à une flambée de violences et de tueries : les passions et les haines sont déchaînées. C'est dans ce climat qu'il établit l'appareil gouvernemental. Mais la mort, un an plus tard, l'empêche de parachever son oeuvre. Sa référence à l'islam fut constante. Jinnah manifestait en outre un souci constant de préserver son héritage culturel.

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